Reconnu par la presse comme un pianiste subtil, élégant et éclectique, Vittorio Forte convainc tant au disque qu'en concert. Nominé en 2014 et 2020 aux ICMA, sa Discographie est à l'image de sa curiosité.

Retrouvez les critiques d'importants magazines comme Gramophone, Diapason, Classica, Piano News etc

 
A propos de c.p.e. bach : "Abschied"- Odradek (ODRCD368)

Sa proposition est neuve et parfaitement aboutie.

La réponse de V. Forte à Lubimov, atteint les même cimes de l'inspiration.

Le Rondeau sur l’Adieu à mon clavicorde Silbermann, nous va droit au cœur. La sonorité somptueuse du grand Steinway touche aussi directement qu’une confidence de Bill Evans.

V. Forte est un maître du clair-obscur, la virtuosité dense du Rondo en la mineur, ses interrogations mystérieuses tiennent l’auditeur en haleine. Les Variations sur la Folia couronnent un parcours libre et fantasque, admirablement chanté, qui fait totalement oublier les querelles d’instrument.

Philippe Ramin - Diapason

Cette musique exige souvent du mordant, et on est bien servi

...La fantaisie en la majeur Wq.58/7, d’humeur changeante, heurtée, parfois sans barre  de mesure, résume à elle seule ce beau programme : varié, fait de pièces contrastées et très personnelles.

Marc Vignal - Classica

C’est toujours un plaisir d’écouter le jeu du pianiste Vittorio Forte qui nous surprend à chaque fois par des choix de répertoires moins joués et pourtant passionnants. Rondo, Fantaisies, Variations, tant de pièces où les couleurs et dynamiques sont reines. La manière dont le pianiste guide et agence ces pièces est à nouveau remarquable. La direction limpide de son jeu se marie subtilement à une ornementation délicate que peu d’artistes seraient capables de restituer d’une manière aussi convaincante. A la fin de ce récital, on ne peut que remercier l’artiste et le féliciter de nous avoir transporté d’une façon aussi rafraichissante durant 79 minutes. Vittorio Forte ne cherche pas la facilité, c’est sa force. Ce pari osé, il l’emporte haut la main en donnant du plaisir à l’écoute de chacune des pièces.

A. Desimpelaere - Crescendo Magazine

Listening to Forte’s poetic reading, it is easy to understand both why Bach was so admired by Haydn and how he remained a strong influence on Beethoven.

Adventurous listeners eager for a detour from the beaten path, not to mention connoisseurs of thoughtful piano-playing of cultivated sensitivity, won’t want to miss this.

Gramophone - Patrick Rucker

Forte manages to achieve the stylistic elements of this “Sturm und Drang” without putting himself in the front and without loosing control. Obviously, he  underlines the abrupt semantic fractures, even the irritating silences and the bold melodic lines and modulations. But: Nothing sounds exaggerated, everything stays in the right manner according to the compositional intention. Specially the “Fantasia” WQ 59/6 sounds impressive and even with a bizarre humor and subtle grotesque. Here a simple cuckoo motif is literally mocked together with highly dramatic climaxes.

Marco Frei - PIANO NEWS.DE

Vittorio Forte atteint des sommets d’intensité d’expressive et de parfaite connivence d’esprit avec le maître vieux de cœur mais jeune d’esprit : il rejoint avec d’autres moyens organologiques mais avec une sensibilité comparable, un Alexei Lubimov au sommet de son art dans le délicat maniement d’un clavier à tangentes (Ecm), disque fêté en ces colonnes voici deux ans. Dans un esprit plus déluré et décoratif, les variations sur les folies d’Espagne ponctuent agréablement le récital avec heureusement plus de légèreté et de pittoresque.

Voici donc une splendide réalisation, très achevée dans sa conception et idéale dans sa réalisation, dans un répertoire majeur de l’instrument-roi, pourtant si peu, et parfois si mal (l’intégrale-pensum en 26 CD d’Ana-Marija Markovina, chez Hännsler) abordé par nos pianistes « modernes ». Un disque auquel nous reviendrons souvent et avec enthousiasme.

B. Hévry - Resmusica

Vittorio Forte s’est emparé de cette musique, problématique car peu jouée et peu explorée, à pleines mains et de front. Il ne cherche pas à en atténuer les brusqueries, la sécheresse de certaines cadences (les formules qui suspendent ou concluent les phrases), les envolées tournant court, à suggérer des transitions qui n’y sont pas. De son piano moderne, enregistré au plus près, il a sans aucun doute atteint une vérité et une cohérence musicales bien plus convaincantes que ne l’a fait par exemple Gustav Leohhard sur clavecin, pianoforte et clavicorde, en 1973 (Sony), avec un même répertoire (mais pas les mêmes pièces, sinon Abschied von meinem Silbermannischen Claviere), où l’on sent une volonté d’arrondir les angles, notamment avec du rubato ou des cadences sur retard harmonique « à la Mozart ».

Une première écoute pour prendre oreille, une seconde pour faire le tour du propriétaire, les suivantes pour goûter cet art du piano et ses émotions fortes, d’un compositeur dans le fond fort malin, tenant théâtralement son auditoire en éveil, et un pianiste qui ne l’est pas moins.

J.M. Warszawsky - Musicologie.org

Le premier morceau est d’une tendresse infinie, ce qui présage un bon moment à passer avec le pianiste italien. Les doigts de Vittorio se couchent sur le piano en donnant aux notes une profonde émotion. Dans ce jeu pianistique la technique est au service de l’émotion. Et toute cette émotion marquera le récital livré par le pianiste. Tout au long du cd l’italien fait parler d’amour son piano et nous en savourons chaque mot. Si tous les marteaux du piano de Vittorio pouvaient briser la violence qu’on connaît dans ces temps obscurs, ce serait une fichue belle leçon de musique.

On ne peut être fier d’un album que si l’on en est l’auteur, mais on peut être fier et bienheureux d’avoir vécu une belle histoire en passant ce dernier. Et moi, je suis fier d’avoir cet album dans ma discographie.

Classique HD - Nicolas Robergé

Album de la semaine

Le pianiste italien s’empare de cette musique avec un mode de réflexion allant bien au-delà des notes, pour ouvrir plus largement l’horizon musical des pièces abordées. Et cette démarche atteint pleinement son but en offrant une délicatesse, une profondeur, un charme certain à ces pages méconnues. Dans son élégance naturelle, le jeu de Vittorio forte force l’admiration avec humilité et grâce. Un CD à découvrir sans tarder.

OpusHD.net - Jean-Jacques Millo

CPE Bach "Abschied"

Vittorio Forte’s C.P.E,Bach performances are highly inspired and charming, revealing the composer’s virtuosity, his impulsive rhetoric and his genuine poetry as well.

Pizzicato - Rémy Franck

Cpe Bach, le visionnaire

A propos de F. CHOPIN : Complete Waltzes (Aevea-Onclassical)

Voilà un pianiste qui chante, et dont la main gauche, ici capitale,  fait entendre les contre-chants sans jamais les souligner,  donne la cadence avec discrétion  mais de façon impérieuse. Pédale légère, doigts discrètement invincibles, allure décidée mais jamais trop rapide, merveilleux sens théâtral nuancé avec un tact et un amour de l'instrument auquel il m'est impossible de résister.

Alain Lompech - Diapason

De la poésie, les doigts de Vittorio Forte n’en manquent pas. Bien au contraire, elle sert un discours musical élégant, fascinant de spontanéité, d’immédiateté, voire d’urgence, comme si ces Valses « éphémères » portaient en elles une fragilité irrémédiable. Tout semble ici se modeler dans le présent, au sein d’une approche tour à tour fervente et passionnée. L’esprit de Chopin jaillit alors comme une évidence, offrant à l’interprète l’instant d’un fragile partage entre le cœur, la pensée et l’âme. Une Vision musicale à découvrir au plus vite.

OpusHD.net - J.J. Millo

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Cette élégance sans fard, cette très grande simplicité qui rubatise a minima pour parfois suspendre mieux le temps (la grande Valse en fa majeur, magnifique), le style exemplaire des phrasés, la franchise des couleurs, le toucher tenu qui gomme les marteaux pour faire mieux entendre les polyphonies, la précision des émotions font au final une version singulière de ces pages si sollicitées ; n’hésitez pas à les redécouvrir ici.

Artalinna - J.Ch. Hoffelé

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Vittorio Forte uses his pianistic skills to differentiate Chopin’s Waltzes, thus reflecting the various moods of the music. A very personal and overall superb recording!

Pizzicato Magazine - Rémy Franck

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Son 10 – Livret 10 – Répertoire 9 – Interprétation 10

Après un superbe « Voyage mélodique », Vittorio Forte retourne en studio pour graver sur disque sa propre conception de ce répertoire souvent délaissé ou malmené. C’est un piano toujours aussi subtil, frais, attentif à la moindre respiration dans la ligne mélodique, le tout grâce à un accompagnement qui vient apporter dynamisme et énergie sous-jacente plus que primordiale chez Chopin, sorte de moteur que rien n’arrête. Entre pureté et émotion, le langage proposé ici jouit d’une certaine liberté qui se conjugue avec justesse au discours de Chopin. Tout est dosé, réfléchi et toujours à propos. Du très beau piano, à nouveau, de la poésie en musique.
Crescendo Magazine - A. Desimpelaere

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Vittorio Forte joue un piano Steinway, un de ces grands pianos modernes, très vibrants,  conçus pour porter et projeter le son, et côté partitions, des versions peu jouées, apportant de légères variantes aux habitudes, que les addicts chopiniens remarqueront.

Il semble qu’il ait choisi de suivre son bon goût et son oreille assurée, et n’avoir pas fait de choix radicaux ou définitifs. Il ne fait pas briller la virtuosité, ce qui est aussi de très bon goût, reste dans la demi-teinte et l’ambiguïté chopinienne,  avec un Steinway parfaitement maîtrisé, sans excès de résonnance, y compris dans les finale, parfaitement et clairement enregistré, sans pousser les basses. Une main gauche solide, mais assez discrète pour mettre en valeur le règne de la mélodie.

Ici et là une série de rubatos un peu plus appuyée se fait remarquer, comme des respirations ou inflexions vocales rejoignant le flux musical. C’est ainsi qu’on fait une déclaration d’amour quand elle n’est pas apprise pas cœur.

Musicologie - J.M. Warszawsky

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A propos de "voyage melodique" : transcriptions de liszt & wild (LYRINX2296)

L'interprète italien nous convie dans la pénombre d'un grand salon. Les Schubert sont des modèles de caractérisation. Dans Auf Flugeln des Gesanges, sa manière de faire chanter tous les doigts sur le clavier est admirable.
Son Widmung n'attirerait pas les remontrances de Katherine Hepburn dans Song of Love: il est lyrique et tendre plus qu'enflammé. D'un bond, nous voici au XX° siècle avec trois mélodies de Rachmaninov arrangées par Earl Wild. Vittorio Forte n'a pas son pareil pour débrouiller les entrelacs mélodiques, les arrière-plans, ou faire émerger telle ligne sinueuse des profondeurs du piano. Son jeu intime et rythmiquement souple sait aller jusqu'à une densité orchestrale, d'autant plus remarquable qu'elle ne convoque pas la force musculaire. Autant dire que les Gershwin sont épatants, dépourvus de l'emphase que les mauvais musiciens mettent à ce compositeur : Forte a fermé le couvercle du piano, tamisé la lumière pour qu'on entend mieux encore la polyphonie magnifique des arrangements de Wild. Quelle grâce, souriante qui plus est !

Diapason - Alain Lompech

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Vittorio Forte phrase Frühlingsglaube comme si le chanteur était à côté de lui, un Dermota, un Wunderlich peut-être, nostalgie du timbre garantie, qui transforme les notes en sentiments.

Cette manière de faire oublier Liszt derrière Schubert est assez admirable, car après tout, le pianiste italien signe ici un disque de transcriptions où les originaux imposent leur vérité. C’est prendre un certain contrepied, envisager d’abord les choses en musicien. La longue plainte de Gretchen am Spinnrade va à son crescendo comme si Lotte Lehmann l’y emmenait, il y a tout au long de cet album une vérité du chant expressif qui ne cesse de surprendre, même dans les encorbellements dont Liszt pare Die Forelle. Et je ne vous dis rien de la beauté des timbres, de ce jeu de grande virtuosité à dix doigts où tout s’inféode dans un chant intime, profond.

Liszt transcripteur s’y transforme lui-même en poète, dans les Schubert bien connus, mais aussi chez Mendelssohn, Chopin, Schumann dont la Frühlingsnacht exaltée me transporte par ses phrasés où paraît une soprano, Jurinac peut-être ?

Une telle culture du chant transmuée dans l’ivoire et l’ébène, il faut bien revenir à Sofronitsky ou Berman pour la retrouver, vibrante, intense, si imaginative.

L’autre versant du disque nous fait passer l’Atlantique : Vittorio Forte herborise chez Earl Wild, l’un des ultimes représentants de l’âge d’or des virtuoses. Trois Rachmaninov où de l’or poudroie, trois Gershwin sensuels, solaires, finement sculptés, six merveilles qui rappellent que ce musicien de haute lignée est un sacré artiste, et pas seulement l’un des pianistes les plus doués de sa génération.

Vittorio Forte au sommet de son art! La difficulté première de la transcription est de garder le caractère, l’ambiance et toute l’essence qui caractérise l’œuvre. En effaçant le texte chanté, le défi du pianiste est alors de faire traduire au piano toutes les émotions et la richesse de la voix qui caractérisent chacune des pièces choisies. Et c’est que ce fait admirablement le pianiste Vittorio Forte qui nous démontre à nouveau sa volonté de réfléchir et de proposer autre chose. On apprécie particulièrement la finesse et la sensibilité de son toucher, la délicatesse indéniable de la direction musicale, tant mélodique que rythmique ou harmonique, et la facilité que l’artiste a à capturer l’instant présent pour instaurer des climats et ambiances saisissants. Pour chaque récit, Vittorio Forte raconte une histoire et nous invite, grâce à l’installation d’une atmosphère intime – notamment due à une prise de son parfaite et une direction artistique de haut vol - à rentrer dans son cheminement poétique. Soulignons enfin - après le timbre si délicat d’« Auf der Wasser zu singen » (Schubert) tant dans les aigus que les graves, la douceur et la pureté d’ « Auf Flügen des Gesanges » (Mendelssohn) - la fraîcheur et le côté parfois enivrant de la seconde partie par une lecture imagée, sensuelle, en somme très naturelle, des transcriptions de Porgy and Bess de Gershwin ou des mélodies de Rachmaninoff par Earl Wild. Un « Voyage mélodique » qui fera parler de lui et qu’il ne faut surtout pas hésiter à placer dans sa discothèque !

Crescendo Magazine - Ayrton Desimpelaere

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Un voyage qui parcourt les univers de Schubert à Schumann. Il pourrait être monotone, sinon fastidieux. Vittorio Forte évite ce piège, dissociant chaque atmosphère de la précédente, portant la sonori-té du Steinway toujours vers une sorte d’élévation. Il modifie sensiblement son toucher, pour que Schubert s’éloigne de Schumann plus que de coutume. C’est tant mieux. Nulle préciosité, mais une quête de personnalisation des timbres. Il ajoute juste ce qu’il faut d’urgence chez Schubert, une errance douloureuse, qui devient sereine dans l’univers de la confession tendre de Mendelssohn. La fluidité est heureusement brisée avec le peu joué Reiselied, Liszt y dominant alors Mendelssohn et on admire la clarté et l’indépendance des voix. La seconde partie du disque est consacrée au XX° siècle. Trois mélodies de Rachmaninov, dont l’inusable Vocalise, respirent grâce à un bel éclairage de la polypho-nie. Summertime, The man I love, Embraceable you dans les versions d’Earl Wild possèdent un soupçon de sucre et une accroche suffisamment précise et dynamique pour que l’on soit séduit.
Ce disque - qui cache habilement une technique impressionnantes à certains moments - n’est pas un objet de virtuosité. Il se contente de révéler le charme simple des pièces, qui sont autant de « bis ». C’est aussi bien pensé que réalisé.

Pianiste Magazine - Stéphane Friederich

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Le pianiste traite avec autant de goût les transcriptions d’Earl Wild : Il nous fait découvrir la richesse de ces adaptations, car Wild, cet immense pianiste, artiste souvent mal compris, a enrichi énormément ces œuvres, et c’est exactement cet aspect qui ressort nettement des interprétations élégantes, jouées avec beaucoup d’amour et de dévouement. Vittorio Forte impressionne avec un programme de transcriptions qui nous montre qu’il est un interprète très naturel, se souciant pour les origines des œuvres et donnant à ces transcriptions une incroyable richesse musicale.

Pizzicato - Rémy Franck

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...un « Voyage Mélodique », que les doigts de Vittorio Forte portent au sommet d’une intelligence musicale indéniable, et qui bercera longtemps l’âme de tout les amoureux du piano. Un SACD indispensable et unique.

OpusHD.net - J.J. Millo

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Des œuvres toutes célébrissimes qui jalonnent un voyage intime, une confession où le pianiste se livre avec une sincérité désarmante. Une émotion intense mais sans pathos parcourt ce disque pour un moment de partage avec l'auditeur dans une communion fervente. Un grand moment de piano, du grand art ! Succès assuré ! Un pianiste à ne pas manquer.

L'éducation musicale - Patrice Imbaud

 
 
A propos de couperin-chopin : "affinites retrouvees" (LYRINX2283)

Malgré un mode mineur omniprésent, l’ensemble s’écoute et se réécoute sans la moindre trace de lassitude, chaque pièce semblant découler de la précédente. Vittorio Forte est pour beaucoup dans la réussite de ce dis-que. Un exemple de ce gout sans fausse note: la Pantomime de Couperin, à la fois cours magistral d’articula-tion, leçon de rubato et de dynamiques, art du discours par de subtiles variations dans les reprises, et apothéo-se de la danse. Dans leur rebonds parfaitement dosés, les Mazurkas du polonais sont tout aussi bien senties.

Diapason - Laurent Marcinik

Toutes les pièces d’un compositeur retrouvent leurs homonymes chez l’autre, par le style, la forme, ou le caractère… Ambiguïté, mélancolie et mystère sont les mots-clés de ce CD. La pureté de la musique de Couperin est parfaitement démontrée dans celle de Chopin et l’écoute permet de cerner les liens des deux compositeurs, pourtant séparés d’un siècle, à tel point qu’on ne distingue plus, après quelques pièces, s’il s’agit de l’un ou de l’autre. Compilation intelligente qui démontre que l’on peut encore enregistrer l’œuvre de Chopin sous un angle inhabituel. Les qualités de l’enregistrement sont également exceptionnelles, les registres étant bien contrôlés.
Ayrton Desimpelaere - Crescendo magazine
Son 10 – Répertoire 10 – Livret 9 – Interprétation 9

Vittorio Forte prend le pari de croiser les pièces « mélancoliques » extraites des Ordres de Couperin avec les mazurkas de Chopin. La progression dramatique de cette association es originale et astucieuse. Tant pis pour ceux qui n’aiment pas le risque assumé et les liaisons dangereuses, mais abouties.
On tombe ici sous le charme d’un piano qui respire et convainc.

Pianiste Magazine - Pierre Massé

Allant de la tristesse évocatrice des « Ombres errantes » jusqu’au ton dramatique de « L’Attendrissante », cette expérience discographique peut être vécue comme un voyage initiatique marqué par la rencontre de deux styles différents ». Avec une sensibilité exemplaire, alliant finesse et profondeur, richesse des coloris et phrasés au souffle évocateur, Vittorio Forte se révèle un poète d’une rare intelligence musicale. Porté par une prise de son remarquable, ce dernier édifie un véritable maître-disque que le temps ne pourra faire oublier. Un SACD tout simplement monumental.

J.J. Millo - Opushd.net

 
A propos de R. Schumann : Oeuvres pour piano (LYRINX275)

Fort rares sont les pathologies échappées des manuels de médecine reconnues parmi les arts et la littérature. La science médiévale accusait la mélancolie d’un excès de bile noire, les troubadours puis les préromantiques lui découvrent des vertus amoureuses et une fertilité créatrice. Quoi qu’il en soit, d’un extrême à l’autre et selon une large palette de nuances poétiques, ce trouble du corps et de l’esprit ouvre la porte à l’émotion. Comme la musique, qui pourrait être avec ce programme l’un des visages de la mélancolie. La parenté s’affiche, en dépit de la variété des traits : voici une intonation, une couleur, un frémissement déterminant un certain pathos cher aux transports de l’âme. Le ton est celui de la confidence.
Tout Schumann est là. Le fragile et torturé compositeur est joué ici avec un panache exceptionnel dans les forte et une tendresse aiguisée dans les pianissimi. L’intensité émotionnelle de la ligne de l’interprète n’est jamais prise en défaut et son immense technique met à nu la passion, la candeur inspirée du compositeur. Les troublantes Kreisleriana conservent sous ses doigts tout leur mystère légendaire tandis la Fantasiestücke et l’Arabesque, impeccablement jouées, déclament le charme immédiat du grand piano romantique.
Philippe Demeure - Pêché de Classique

Après un enregistrement remarquable consacré à Clémenti, le pianiste Vittorio Forte revient au disque avec un programme Schumann regroupant les «Fantasiestücke» Op.12, «Arabesque» Op.18 et les «Kreisleriana» Op.16. Dans sa non moins remarquable préface au livre de Marcel Beaufils, La Musique pour piano de Schumann, paru jadis chez Phébus, le sémiologue Roland Barthes écrivait : «Schumann ne fait entendre pleinement sa musique qu’à celui qui la joue. J’ai toujours été frappé par ce paradoxe : que tel morceau de Schumann m’enthousiasmait lorsque je le jouais, et me décevait un peu lorsque je l’entendais au disque : il paraissait alors mystérieusement appauvri, incomplet. Ce n’était pas, je crois, infatuation de ma part. C’est que la musique de Schumann va bien plus loin que l’oreille ; elle va dans le corps, dans les muscles, par les coups de son rythme, et comme dans les viscères, par la volupté de son mélos : on dirait qu’à chaque fois, le morceau n’a été écrit que pour une personne, celle qui le joue». Le disque de Vittorio Forte pourrait être une exception au propos de Barthes. Car le Schumann que l’on entend ici résonne avec un souci indéniable de la sonorité, une intelligence des phrases et un contrôle de la dynamique. Vittorio Forte fait nai-tre l’émotion lorsqu’il illustre le monde contrasté de Schumann, entre la lumière et l'angoisse douloureuse, par une parfaite maîtrise de la polyphonie. Les bases sombres et profondes des Fantasiestücke contrastent avec les voix hautes, pleines de poésie et de finesse. Dans les Kreisleriana, brio et tendresse sont au rendez-vous. Les sections très différentes de cha-que pièce rappelant Florestan et Eusebius, les personnages imaginaires de Schumann illustrant le violent et le rêveur, sont abordées avec autant de profondeur. Quant à l’Arabesque, elle navigue sur les mêmes hauteurs musicales. Un enregistrement à ne pas manquer pour découvrir un véritable pianiste schumannien.

Parutions.com - Agnès Marzloff

Diction puissante, hauteur de vue des phrasés, souffle large...on suivra avec intérêt le parcours de ce musicien qui possède indéniablement une personnalité affirmée.

Bertrand Boissard - Diapason

The dangerous Fantasiestücke, played with nice restraint by a 34 year-old Italian.

The poetry comes through.

Norman Lebrecht

A propos de M. Clementi : ouvres pour piano (LYRINX2264)

Voilà un intéressant florilège d’oeuvres de maturité qui illustrent à merveille l’évolution du style du composi-teur italien, du classicisme vers le romantisme.
Un programme parfaitement défendu par Vittorio FORTE, lequel cisèle un Clementi romantique,
précurseur de Beethoven.
C’est ce que l’on ressent à l’écoute du Largo et sostenuto de la sonate en sol mineur qui précède le frénétique Allegro con fuoco sculpté avec panache, mais sans virtuosité excessive. On admire également la capacité du pianiste à dessi-ner de délicates guirlandes d’ornementations qui embellissent les lignes mélodiques. Il sait également jouer sur les registres dynamiques et fait preuve d’un art consommé pour effectuer des ruptures théâtrales. Ce romantisme à « fleur de peau » est également de mise dans l’autre sonate dont les premières mesures Molto adagio e sostenuto résonnent avec une densité expressive touchante qui contraste avec l’énergie rythmique endiablée de l’Allegro con fuoco e con espressione. Le climat de désespoir du Largo est restitué avec une sobriété ascétique poignante, les trilles sont aérien-nes, les aigus crépusculaires. Vittorio Forte nous charme dans le protéiforme Capriccio dont les multiples climats se succèdent avec souplesse, élégance et cohérence, culminant dans un fougueux Allegro final.
Le voyage dans l’univers clémentinien s’achève sur une note frivole avec une fantaisie sur « Au clair de la lune »
interprétée avec la fraicheur qui sied.

Coté mnémotechnique c’est assez pratique…voici un jeune pianiste…il se nomme Vittorio Forte et il consacre un disque au « père du forte piano », Muzio Clementi...

Deux sonates, un capriccio et une fantaisie composent l’album de Vittorio Forte enregistré pour Lyrinx en 2008. On y découvre un artiste au jeu plein d’aisance, d’autorité, qui conduit ces œuvres bon train avec un sens de l’architecture remarquable,. Tout se tient dans ce discours et aucune affectation ou maniérisme ne viendra nous faire sourciller. Souple et fluide, le phrasé de Vittorio Forte vitalise une partition, constamment plaisante et souvent bien inspirée. En final, la Fantaisie avec variations sur « Au clair de la lune », ensoleillée oserons nous dire, nous fait voir toutes les belles couleurs du jeune italien.

L’amateur de beau piano, désormais séduit par cet album, doit devenir un prosélyte de Vittorio Forte.

Du haut de ses nuages, Vladimir Horowitz acquiesce…C’est tout dire. 

Gérard Abrial - Easyclassic

Vittorio Forte, au nom prédestiné,  a sélectionné des partitions parmi les plus essentielles du compositeur romain, telle la très symphonique sonate en sol mineur ou le capriccio en mi mineur, fantaisie aux contours surprenants.  Grace à ce bouquet bien composé, il lui est facile de souligner les richesses d’une musique qui préfigure Schubert ou même Chopin, et de retenir l’attention en permanence. Irréprochable pianistiquement, doté d’une sonorité très séduisante, le pianiste italien propose ainsi un très beau disque d’initiation à Clementi, moins individuel mais plus naturel que ceux  d’Horowitz, De Maria, Demidenko  et Staier. 

Etienne Moreau  - Diapason

Un jeu pianistique rare...une pensée profonde...cela nous transporte au cœur d’une inspiration unique où les notes semblent naitre dans l’instant, comme une improvisation magistrale. Tout cela vibre avec plénitude, écartant toute froideur de ces œuvres admirables. Avec une prise de son des plus fines, transfigurée par le DSD, ce Super Audio CD est à marquer d’une pierre blanche.

Jean Jacques Millo - OpusHD.net

Vittorio forte...en concert

FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO DE LA ROQUE D'ANTHERON - AOUT 2020

Sa brillance aussi bien technique qu’interprétative clôt un voyage on ne peut plus émouvant du Bach de la Partita n°1 à ce tour de force romantique à souhait. La parfaite égalité des voix à l’œuvre dès le « Praeludium » et surtout sur une « Allemande » au cordeau coupe le souffle : sur chaque reprise, Vittorio Forte explore ces bijoux contrapuntiques sous un angle nouveau. Sur la « Sarabande », plus solennelle, un aria souverain se détache enfin et guide alors tout le reste : les accords timides de la main gauche, le tempo, jusqu’au pianiste même. La « Gigue » finale sollicite à la fois cette écoute précieuse des voix et une virtuosité bienvenue ; la main gauche enjambe la droite, orchestre un jeu de questions-réponses thématique entre les aigus et les graves. Belle idée, à l’issue de cette Partita en tous points parfaite, que de proposer des pièces des fils Bach : Carl Philipp Emmanuel et Johann Christian – ainsi que Wilhelm Friedemann en bis. Chez le premier, le « Bach de Hambourg », on entend déjà l’obstination beethovénienne se frayer un chemin, ainsi que ses tempétueuses modulations ; le sens du contrepoint demeure prégnant, sublimé ici par la netteté des lignes et ce rubato « baroquisant » toujours délicieux. Le second, le « Bach de Londres », évoque volontiers Mozart, sa fausse simplicité thématique de même que ce recours à une tonalité majeure ambiguë, ainsi qu’à une belle finesse de trait. Sur le dernier, le « Bach de Halle », c’est le sens inné de la proportion, et une sentimentalité dévastatrice, qui nous emporte. De retour à Bach et à ses transcriptions ultra-romantiques, on pourra trouver les réécritures de Kempff quelque peu pompières : les transcriptions des Cantates BWV 140 et BWV 29 ne sont certes pas des plus subtiles, mais permettent au pianiste de convoquer sans effort l’orchestre, et de briller une fois de plus par un art impressionnant du relief. Sur la Sonate pour flûte n°2, cependant, quelque chose se passe : la sicilienne due, selon certains musicologues, à un travail concerté de C.P.E. et de son père, marie les arpèges pincés du clavecin et la complainte amoureuse de la flûte dans une synthèse sublime de contrepoint et d’harmonie. Flûte incandescente que l’on entendra encore résonner sur le bis final, le célébrissime Air de la Suite n°3, où la volubilité de tout un continuo se déploie sur l’espace de quelques octaves. Renversant !

 
 

Transcriptions ? La virtuosité de Liszt, son travail d’appropriation créatrice n’entravent jamais la vocalité de l’expression. Auf Flügeln des Gesanges : chez Mendelssohn, comme partout ailleurs, ce sont bien les ailes du chant qui portent continûment le jeu de Forte, avec naturel et refus de tout sentimentalisme : quelle justesse des caractères dans Zyczenie et Moja pieszczotka de Chopin, quel authentique élan amoureux dans la Widmung schumanienne, après l’irrésistible foisonnement de Frühlingsnacht.

Menées avec un tact parfait, trois mélodies de Rachmaninov transcrites par Earl Wild (O cease thy singing, Midsummer nights, Vocalise), précèdent la cerise sur le gâteau : quatre des Sept Etudes de virtuosité sur des thèmes de Gershwin du même Wild (The man I love, Embraceable you, Summertime, Fascinating rythm) où la musique triomphe, avec chic et élégance. Wildien en diable : chapeau l’artiste !

Alain Cochard - Concertclassic

Conquis par son jeu à la fois délicat, très joliment ciselé et plein de vaillance. Et sa présentation orale des œuvres était un modèle de pertinence et de clarté. Ce pianiste mérite toute notre attention.

Bertrand Boissard

Recentemente ho scoperto che in Francia é emigrato un pianista che aveva inziato la sua attività in Italia : il calabrese Vittorio Forte. Forte ha la particolarità di una sonorità quasi utopica, valorizzata da un senso del respiro che richiama l'arte belcantistica ottocentesca.

Extrait du livre "da Benedetti Michelangeli alla Argerich" trent'anni con i grandi pianisti - Luca Ciammarughi, pianiste et journaliste

La première partie associe les Ombres errantes  à la mazurka en do mineur, puis Les Fauvettes plaintives à la mazurka en la mineur, dans une continuité  belle et troublante, pas seulement par le ton commun, mais par la sensibilité musicale à fleur de touche.

Suit la magnifique fantaisie en fa mineur de Chopin, d'abord très solennelle, puis de plus en plus intime et tourmentée, comme le clavier, dégringolé et cahoté, en plein milieu d'un sombre cauchemar.

Puis Verdi renaît, transcrit par Giuseppe Martucci, par la Force du destin. Tout aussi chahuté le clavier, mais de façon moins sombre, plus grandiose peut être dans sa virtuosité.

La troisième partie nous emmène au début XXe, quand le piano classique croise le blues et le jazz.

Gershwin écrivait ses chansons en musicien populaire, juste les accords et la mélodie, les arrangements étaient improvisés. Et c'est Earl Wild qui les a transcrites si bien pour piano : The man I love, Embraceable you et Summertime, avec toutes les richesses d'interprétation des plus grands jazzmen qu'ont connu ces standards au fil des ans, gagnant encore en profondeur et en couleur.

Pour  le final, la Rhapsodie in blue, dans la version pour piano seul du compositeur lui-même, qui en fut le premier soliste. Il ne manque que l'envolée de clarinette en ouverture. Pour le reste, le piano prend tout l'espace symphonique dans des acrobaties  sonores incroyables, un jeu magnifique sur les rythmes et la blue note, écrit en un mois, et qui n'a pas pris une ride en quatre vingt dix ans.

Mais ce n'est pas fini, trois rappels avec des petites pépites, une transcription de Bellini pour la main gauche, Casta Diva, un ragtime de Clément Doucet en hommage à Chopin,  Chopinata , et pour clore, une simple valse de Chopin, « une vraie » comme nous dit le pianiste, avec son air de rien.

Alain Lambert - Musicologie.org

Au troisième jour de ce festival marathon, Vittorio Forte, jeune homme ténébreux au profil lisztien, originaire de Calabre, proposait un récital ambitieux débutant par les redoutables Fantasiestücke op.12 de Robert Schumann dont il emprunte le parcours labyrinthique et plein d’embûches avec une  parfaite maîtrise du jeu. Les trois Sonnets de Petrarque issus de la Deuxième année de Pèlerinage de Liszt confirment chez cet interprète sensible autant que profond, la variété de la palette sonore et le chant intérieur qui façonne son discours. Avec Busoni, l’âme sœur de Liszt, et sa transcription de la Chaconne en ré mineur de J.S. Bach, Vittorio Forte accédait à une virtuosité transcendantale servie par des mains hors norme. En guise de bis, inattendu autant que bienvenu, il se lançait dans un  quodlibet façon jazz sur les tubes de Liszt, une manière personnelle et bien ficelée de lui rendre hommage.

Francesca Ferrari - Resmusica

Très rare à Paris, Vittorio Forte donne à l'Institut Gœthe de Paris un récital thématique autour du « Voyage mélodique », en écho à la sortie de son nouveau disque éponyme chez Lyrinx. Le programme réunit des transcriptions par Liszt et par Earl Wild de Lieder, de mélodies et de songs de Schubert, Mendelssohn, Chopin, Schumann, Rachmaninov et Gershwin. Ces pièces, qui sont de véritables recréations révélant pleinement la personnalité des compositeurs sans détourner l'esprit de l'original, sont souvent interprétées en bis de concerts. Mais Vittorio Forte en fait un double voyage, d'une part dans le temps, s'étalant sur 150 ans, et d'autre part dans l'espace, puisqu'on se rend en Autriche, en Allemagne, en Pologne, en Russie et aux États-Unis.

Son inspiration pianistique, pour bien faire chanter la mélodie en prenant parfois beaucoup de temps, surtout chez Schubert et chez Mendelssohn, paraît quelque peu en contradiction avec le souffle vocal, plus précisément biologique, d'un chanteur ; ce serait en grande partie dû au piano Blüthner dont la sonorité est très dense et immédiate, mais à partir de Chopin et notamment chez Rachmaninov et Gershwin, il suit son intuition musicale pour faire émerger la mélodie au milieu d'un flot de notes, inévitablement virtuoses. Quatre « transcriptions », extraites de Seven Virtuoso Études on Popular Songs d'Earl Wild (1915-2010), révèlent probablement le mieux la qualité de Vittorio Forte. Wild excellait aussi bien dans le jazz que dans le répertoire classique — il a joué Rhapsody in blue de Gershwin en 1942 à l'invitation de Toscanini — et ces pièces sont totalement sur la lignée de Liszt, mettant en valeur les possibilités à la fois expressives et techniques. Or, avec quel brio, avec quelle délicatesse, mais aussi avec quelle passion mêlée de pudeur notre pianiste joue ces morceaux ! En bis, Over the Raimbow et la berceuse de Brahms (transcription de Cortot) pour prolonger le moment de grâce.

Victoria Okada - Musicologie.org

Vittorio Forte aime placer ses pas là où le pousse sa curiosité, là où ne vont pas les autres. Il récidive avec un programme qui le mène du clavicorde et de l’apparition du piano forte aux formes musicales du xxe siècle où savant et populaire se mêlent dans le jazz.

​Connu pour la finesse de ses interprétations de Chopin, Vittorio Forte n’a pas dérogé à la règle. S’il est difficile de faire découvrir des œuvres de Chopin tant celles-ci ont été jouées et rejouées, on saluera le choix particulier fait par l’interprète d’œuvres peut-être moins connues mais d’un intérêt incontestable. La Barcarolle op. 60 en fa majeur, ensoleillée et lumineuse, avec son rythme délicatement balancé et sa fluidité mélodique, installe un climat apaisé mais non exempt d’audaces stylistiques. Construite en trois mouvements, comme un nocturne, la pièce enferme un mouvement pendulaire déchiré par une série d’arpèges entre deux balancements rythmiques propres à la barcarolle. Le miroitement de l’eau sur laquelle se balancent paresseusement les gondoles semble comme une réminiscence nostalgique de ce qui n’a pas été mais dont le rêve persiste. L’esprit se prend à errer comme la musique, qui invente de nouvelles combinaisons. Une certaine agitation cependant trouble le reflet trop lisse de ce bonheur oisif, comme si le rêve charriait avec lui un souvenir plus tendu qui en interrompt le cours, introduisant comme des hiatus musicaux dans le cours invariable des friselis de l’eau. Tout aussi mélodieux, l’Impromptu n°3 en sol bémol majeur, minimaliste et tout en subtilités, distille une poésie pure et aérienne qui prolonge une rêverie que viennent interrompre les accords martelés qui ouvrent la Polonaise fantaisie op. 61. Dernière des Polonaises de Chopin, elle marque aussi l’infléchissement du thème. Avec ses accords violents auxquels succèdent de douces plaintes, l’image de la Pologne martyre renvoie à une souffrance tout intérieure. Dans ce morceau très dramatique au rythme heurté, ce qui frappe, ce sont ses décalages, ses distorsions, ses suspensions, ses ruptures de style et ses alternances de tempos. La violence d’un monde qui se déglingue comme se défait une âme réduite au désespoir qui se débat pour tenter de revoir la lumière. Et une extrême modernité.

​S. Franck - Arts-chipels

En agitant les pinceaux de la sorte, l’artiste ne dessine pas un Chopin pimpant et nunuche tout plein, parfait pour les rombières, mais un Chopin âpre et humain comme il sied.

La grande Polonaise-fantaisie en La bémol op. 61 s’élabore à partir d’un prélude joué avec le mystère déchiqueté qui va bien. L’artiste assume la « fantasia » d’une composition dont les lignes de force ont plaisir à se dissimuler derrière

  • des récurrences,

  • des échos entre main droite et main gauche, et

  • des modulations préparées ou abruptes, chargées de réénoncer un thème sous une autre couleur.

Le musicien habite les passages virtuoses comme les moments de calme avec la même curiosité. Sa maîtrise de la partition libère le texte de sa complexité, donnant la sensation qu’il s’agit d’une improvisation. Le retour de la paix liminaire précède alors l’orage qui tonne dans une sombre clarté zébrée d’octaves et de notes répétées. Ce bouillonnement intranquille vaut à l’interprète de longs applaudissements pour le moins mérités.

La Rhapsody in blue, dans une version pour piano seul due à George Gershwin himself, clôt a priori le récital sur un tube d’un quart d’heure. Dès l’énoncé du premier tube, sautent aux oreilles trois qualités formidables très « fortiennes » :

  • l’art du toucher – la distinction et la caractérisation contribuent à la réussite de l’incipit ;

  • le sens du phrasé (quel spectre allant du legato soyeux au staccato piquant !) ; et

  • la magie virtuose, qui est une autre facette de l’entertainment propre à la partition, aux côtés de la mélodie, du swing et de la récurrence des earworms.

​B. Ferrier

Son interprétation de Schumann, Chopin et Clementi a laissé l'auditoire sans voix. Il fait partie de ces musiciens d'exception qui établissent un contact émotionnel si fort avec le public que ce dernier en oublie l'interprète pour se retrouver face au compositeur, dont la présence devient palpable. Alliant intensité et légèreté, son jeu subtil crée une atmosphère très particulière où chacun ressent la délicieuse impression d'être seul avec l'artiste. Sans rompre le charme, un Summertime de Gershwin façon nocturne a clos sur une note plus moderne ce récital classique très applaudi"

La Voix du Nord

Vittorio Forte était vendredi soir l'invité du festival « Autour d'un piano ».Le chemin artistique de Vittorio, peu conventionnel, hors conservatoire, lui a permis de se former auprès des grands noms du piano et de développer une personnalité exceptionnelle. Un phrasé superbe, un jeu sensible et travaillé ont servi un programme composé de Schubert, Schumann, Liszt et Bach et en bis, variations sur des thèmes de Liszt et un nocturne de Chopin ont été longuement applaudis par un public admiratif.

Ouest France

Vittorio Forte fait aborder des eaux plus calmes, redingote, chevelure romantique, l'écouter est pur enchantement tant il vit intensément la musique, la main tantôt levée avec grâce, murmurant quelques notes. C'est remarquable de beauté et de poésie, l'émotion du public est palpable .

Puis il se paye le luxe de donner, en rappel, une improvisation jazz des rhapsodies hongroises de Liszt, complètement drôle et débridée.

Le Journal Catalan

Rare triomphe que celui obtenu par Vittorio Forte à l’issue de son récital à l’institut Goethe. Alors que le grand quadragénaire vient d’enregistrer la plus complète des intégrales de valses de Frédéric Chopin, il a fomenté un récital sur mesure pour la série « Classique en Suites » de François Segré : du Chopin, mais pas que. En dépit du format inhabituel (quatre-vingt minutes de musique contre les soixante coutumières), la qualité de ce programme et la singularité de l’artiste ont séduit l’assistance, d’ordinaire peu prompte à faire revenir sur scène trois fois son entertainer.

Bertrand Ferrier

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C’est bien là la marque de fabrique de Vittorio Forte, une perfection technique alliée à une extrême émotion qui passe au bout des doigts, une sensibilité qui se diffuse à travers son toucher fin et délicat non exempt d’éclats. Les notes semblent comme en suspension, avec de légères et subtiles syncopes, presque imperceptibles, comme si livrer la musique ne pouvait se faire qu’en la délivrant de la gangue de l’accumulation des notes. Quant à Chopin, Vittorio Forte en fait entendre toutes les nuances, en percevoir les changements de tons, de rythmes et d’accents. C’est un très grand plaisir mais c’est aussi très beau.

Arts-chipels - Sarah Franck

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